LA PENSÉE DE JEAN CHAREST

Québec, le 18 mars 2003

 

Mes compatriotes connaissent-ils bien le véritable fin fond de la pensée de Jean Chaest relativement à la question constitutionnelle (laquelle, quoiqu'n pense certaines gens, est toujous de la plus haute importance vitale pour nous Québécois!). Pensée de la politique constitutionnelle de ce personnage que mes compatriotes se doivent pourtant de bien connaitre au cours de la campagne électorale actuelle.

Voici donc les grandes lignes d'une analyse intéressante de Michel Venne, publiée dans Le Devoir (1), des 14 années politiques de Charest comme conservateur.

Selon son analyse, pour le chef du PLQ, le Canada est notre nation, dans laquelle le Québec est égal aux autres provinces. (Sans plus!) et participe, sous le leadership fédéral, à la définition de normes d'objectifs communs. M. Venne pose la question: quelle est donc la vision de Charest de la place du Québec au sein du Canada? : RÉPONSES DE CHAREST:

1) Le Canada forme une seule nation!

2) Au sein de la fédération, les provinces sont égales!

3) Le Québec a, tout en étant égal, un caractère spécifique, qui ne doit cependant lui conférer aucun pouvoir législatif particulier!

4) Le fédéral doit alors exercer un leadership dans les déterminations des buts communs; y compris dans les domaines de l'Éducation et de la Santé! - (un État unitaire, quoi!..)

 

Dans une lettre au premier ministre FranKMcKenna, du Nouveau Brunswick, il insiste sur l'importance du sens de la nation canadienne. << Nous devons continuer de bâtir notre nation. Tôt ou tard, il conviendra de réclamer un Acte de fondation >> écrit-il, en mettant en garde les premiers ministres << contre toute décentralisation massive>>

Enfin, selon Le Soleil (2), toujours dans une lettre à McKenna, il écrit << Le moment venu, nous devons être prêts à aller de l'avant rapidement! - Commentaire du soussigné:

Et pourquoi alors RAPIDEMENT ? Pour nous passer un << sapin"", nous mettre devant un fait accompli, nous piéger, en signant traitreusement le Canada Act de 1982, sournoisement, comme l'on fit lors de la nuit des longs couteaux, comme des malfaiteurs? Si jamais, hélas!, il est au pouvoir au Québec!

(1) Le Devoir, 11.5.98 pp.A1 et A8- (2) Le Soleil, 30.5.98, p.A21

 

L. FRADET, membre du permier mouvement indépendantiste au Québec, L'ALLIANCE LAURENTIENNE, dès 1959

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