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Textes et analyses axés sur l'action concrète:

7-09-2002: PQ, base militante et Indépendance: "Les conditions gagnantes pour faire la souveraineté seront atteintes le jour où le Parti Québécois décidera de faire la souveraineté.'' Un sociologue amateur de rue. LE PARTI QUÉBÉCOIS POUR UN CHANGEMENT RÉEL ET VALABLE Le Parti Québécois de la circonscription de Bertrand tient à apporter sa modeste contribution à la réflexion que doivent faire tous les membres du parti, si on veut s'assurer de la présence du PQ au pouvoir lors de la prochaine élection. C'est la seule façon de réaliser le plus tôt possible notre idéal qu'est celui de la souveraineté du Québec. Nous sommes conscients que ce document ne donne pas la réponse à tout et qu'il n'est pas nécessairement dans sa globalité ''la'' solution. C'est pourquoi nous souhaitons qu'il incite les personnes intéressées à se l'approprier et à contribuer à le développer plus complètement afin de nourrir cette réflexion. LE PARTI QUÉBÉCOIS A LES DEUX BRAS PRIS DANS LE TORDEUR. Les deux bras du PQ Le PQ a les deux bras pris dans le tordeur et les rouleaux continuent à tourner. C'est du moins ce qu'observe une bonne partie de la population, dont de nombreux membres de notre parti. C'est le cas pour le bras du parti, tout comme pour son bras gouvernemental. Que ce soit vrai ou non, ou encore qu'à moitié vraie, l'important est de se rappeler que les gens votent à partir de leur perception de la réalité et non pas nécessairement selon la réalité. Sur certains aspects, nous n'avons pas l'impression que la réalité est totalement déformée. Pour notre part, nous souhaitons que le PQ prenne conscience de cette situation et surtout qu'il réagisse vivement, avec courage et créativité, de sorte que nous gagnions la prochaine élection, quidevra être celle qui nous amènera à la souveraineté du Québec. La population La population regarde tourner la machine gouvernementale et elle prétend que ça ne tourne pas rond. Les rouleaux semblent usés, le moteur est bruyant et irrégulier, et le linge qui en sort n'est pas toujours bien essoré. Alors elle veut du changement, quelque chose de véritablement différent, n'importe quoi, n'importe qui, à la condition que ce soit du changement. Après tout, l'appareil actuel fonctionne depuis 25 ans et on lui a demandé un effort considérable au cours des huit dernières années. Ce n'est pas une décision très rationnelle, mais c'est comme ça. Il faut l'accepter sans nécessairement le comprendre. Qui n'a pas changé au moins une fois son véhicule automobile uniquement pour faire changement, quitteà choisir un produit de moindre qualité, mais différent ? Le PQ et le changement Le PQ est-il capable d'être le porteur du changement que souhaite la population ? Le PQ est-il capable d'offrir une vision d'un Québec moderne ? Les gens en place peuvent-ils faire le virage nécessaire ? Le changement tant souhaité par la population peut-il venir du PQ ou il doit nécessairement venir d'un autre parti plus jeune ou plus vieux ? La structure du PQ permet-elle un changement rapide et efficace ? La clé pour résoudre le problème actuel réside dans les réponses qu'on peut apporter à ces questions et ce n'est pas évident qu'on pourrait aujourd'hui répondre oui dans chaque cas. Nous pensons que ça prendra beaucoup de courage, d'humilité, de travail et de créativité dans le choix des actions à entreprendre pour renverser la direction qu'ont pris les rouleaux du tordeur. Et pourquoi les citoyens veulent-ils du changement à Québec alors qu'ils sont prêts à réélire le Parti Libéral à Ottawa, même avec un Jean Chrétien qui ne cesse de s'empêtrer dans des problèmes de corruption ? Est-ce uniquement parce que l'opposition au fédéral est jugée incompétente, incluant le Bloc, alors qu'au Québec on considère le PLQ et l'ADQ tout aussi capables, si non plus capables, de prendre la relève ? Cet aspect de la question nous semble important, quoique mystérieux. Le bras du parti Pour entreprendre un virage rapide aussi important, il faut une structure efficace. Hors, il n'est pas certain que celle du PQ est apte à réaliser cet objectif qui devient nécessaire. Nous vous suggérons quelques exemples qui tentent de démontrer la faiblessede notre structure : 1. La méthode pour apporter des changements au PQ est normalement celle d'un Congrès national. Hors, l'exécutif national a décidé d'annuler tout Congrès avant la prochaine élection. Il semble que tout va bien. De toutes manières, ces Congrès sont inefficaces. Pour illustrer ce fait, je rappelle qu'au Congrès 1997, des 84 propositions de la circonscription de Bertrand, 5 ont été rejetées en ateliers, 18 ont été retenues pour la plénière et qu'à cette étape, faute de temps, seulement deux ont été étudiées par l'assemblée. Pour le Congrès 2000, en faisant abstraction aux amendements à la Constitution qui sont adoptées que par une poignée de membres ( moins de 25 en 97 et environ 200 sur 1700 en 2000), 891 propositions ont été soumises par l'ensemble des circonscriptions, 364 ont été étudiées en ateliers pour être présentées en plénière, 94, soit à peine 10%, ont été discutées, dont 89 adoptées et 5 rejetées. Quand pour une commission aussi importante que l'éducation, seulement 7 propositions des membres sur 97 sont discutées en plénière et que 9 propositions sur 100 pour la commission santé et affaires sociales subissent le même sort, nous ne voyons pas comment un Congrès pourrait apporter le virage majeur nécessaire pour ramener le PQ sur la bonne voie. Parmi ces propositions qu'on n'a pas eu le temps d'étudier, il y a entre autres celle sur un revenu minimal garanti pour chaque citoyen, que le PQ tente de reprendre actuellement en catastrophe avec le revenu de citoyenneté. De nombreuses suggestions ont été apportées par lacirconscription de Bertrand afin de tenter de remédier à cette situation : ne pas perdre un temps précieux le premier soir pour présenter un spectacle alors que la soirée dusamedi est consacrée à la fête ; n'est-il pas possible qu'un comité de sages représentatifs des régions examinent les propositions avant le Congrès et en retire pour fins de discussions celles, nombreuses, qui vont de soi pour ne retenir que les plus importantes pour le Congrès ; pourrions-nous demander aux circonscriptions de ne présenter que 7 ou 8 propositions lors des Congrès régionaux avec l'assurance que toutes les propositions adoptées lors des Congrès régionaux seront débattues lors du Congrès national ? Pourrions-nous demander aux circonscriptions de mettre en priorité 7 ou 8 propositions qui seraient obligatoirement discutées lors du Congrèsnational alors que les autres seraient confiées à un comité de sages provenant des régions ? Et la plus importante, consulter des spécialistes en cette matière afin d'obtenir d'eux les suggestions propres à faire de nos Congrès une réussite. Il nous sembleévident qu'on n'en a pas tenu compte. Le dernier Congrès a été un échec, nous avons raté l'occasion de nous renouveler. Aujourd'hui nous payons pour cet échec car nous sommes profondément dans l'embarras. Le PQ n'est plus perçu comme un parti moderne. Il est inscrit ''passé date'' sur l'emballage. Maintenant, est-ce qu'un Conseil national spécial peut agir à la place d'un Congrès et s'engager à apporter les modifications importantes et nécessaires à un virage majeur, tout aussi nécessaire, et qui pourraientcontredire le programme du parti ? C'est souhaitable, mais loin d'être certain. Et encore, si on s'embourbe dans le même modèle d'action que pour les Congrès, les résultats seront les mêmes. 2. La structure de fonctionnement et de réflexion hors Congrès du PQ est partiellement basée sur l'action des comités. Hors ceux-ci ou la majorité de ceux-ci, ne fonctionnent pas, ni sur la base nationale, ni régionale, ni locale. Jamais n'a-t-on vu le président, le vice-président ou l'agent de liaison se présenter au local ou au régional pour tenter de trouver une solution à l'inefficacité des comités. Et peut-on penser que les Conseils régionaux sont des agents de changements efficaces ? Notre expérience nous laisse croire que non. 3. Les rôles de président du parti et celui de chef du gouvernement sont exercés parla même personne quand le PQ est au pouvoir. Ce sont deux rôles importants qui nécessitent un investissement considérable, allant au-delà des limites normales d'une seule personne. De plus, les objectifs du parti risquent de passer après ceux du gouvernement, ou tout simplement il devient difficile pour le parti d'assurer une représentation nécessaire auprès du gouvernement, ce qui assurerait que le programme du parti est respecté. Également, il devient bien difficile pour le parti de faire la promotion du projet de souveraineté si le chef du gouvernement néglige de la faire, comme ce fut le cas pendant cinq ans. Et en bonus, si nous modifions cette structure, nous aurons alors deux personnes avec les pleins pouvoirs pour faire la promotion de la souveraineté et une pour travailler à s'assurer que les Conseils régionaux, les exécutifs de circonscriptions etles comités roulent à plein, ce qui n'est pas le cas présentement. Nous avons déjà proposé, tout comme d'autres circonscriptions, que les deux postes soient scindés. Il n'est pas certain que notre proposition a été prise en considération. 4. Quand après deux échecs le PQ s'entête à ne pas explorer d'autres formules qu'un référendum consultatif pour faire l'indépendance du Québec, quand les membres du gouvernement ridiculisent la proposition Lisée sans présenter d'alternative, quand le PQ s'apprête à faire des élections sans que nous sachions où il s'en va sur le plan de la souveraineté alors qu'il tergiverse entre l'indépendance, la souveraineté association avec le Canada et une union confédérale à saveur européenne, et quand lesmembres duPQ ne connaissent pas la stratégie du PQ pour nous amener à la souveraineté, alors celui-ci donne l'impression que le projet de souveraineté est le dernier de ses soucis et le noyau souverainiste qui devrait tenir le PQ à bout de bras regarde ailleurs ou se ferme tout simplement lesyeux. 5. Le parti n'a pas trouvé le moyen de se donner une structure qui lui permettrait de recruter un nombre suffisant de candidats d'une grande valeur pour les élections et surtout de s'assurer que ces candidats rencontrent tous des normes personnelles minimales qui les rendent crédibles auprès de la population. Qu'on se trompe une fois avec un candidat qui cache des choses, ça peut toujours aller. Mais quand on recommence le lendemain avec la même situation, c'est qu'il y un vice de structure dans l'organisation. De plus, il faudrait que le parti soit capable, quand il déniche un bon candidat, de le placer dans une circonscription favorable sans avoir à faire la ridicule tournée de toutes les circonscriptions. 6. Quand le parti choisit un candidat, et que le lendemain on découvre qu'il a flirté sérieusement avec l'ADQ et qu'il s'empresse de déclarer publiquement qu'il ne veut pas voir le chef du parti dans sa circonscription durant la campagne, quand un ministre vedette démissionnaire n'est pas capable de faire réélire facilement un candidat vedette pour le remplacer, c'est que le parti a non seulement un sérieux problème de structure en ce qui concerne le choix de ses candidats pour les élections, mais encore avec l'efficacité des ses Conseils exécutifs locaux. 7. Quand lors de Bureau national élargi du 8 juin l'organisateur en chef laisse entendre qu'il est possible de gagner les 4 circonscriptions lors de l'élection du 17 juin avec lesrésultats qu'on connaît, on est en droit de s'inquiéter sérieusement pour l'avenir. Rappelons-nous que lors de cette même élection le PQ a fait campagne en dénigrant le programme de l'ADQ sans présenter son propre programme. Quand le moteur de la laveuse ne fonctionne pas, les rouleaux du tordeur ne tournent pas. Et si on a les bras pris dedans… Le bras gouvernemental : la main Le gouvernement péquiste actuel, depuis qu'il est au pouvoir, a réalisé des choses importantes. Pas assez, semble-t-il, pour gagner à nouveau la faveur du public. Il vaut la peine cependant de mettre en évidence certaines de ses réalisations et d'élaborer un mécanisme qui permettra d'en faire la promotion auprès du public. Mais il ne faut surtout pas se leurrer et penser que la population votera pour le prochain gouvernement uniquement à cause des bonnes réalisations de celui-ci. La population pense tout simplement que le gouvernement a fait son devoir et qu'on ne lui doit rien en échange. C'est malheureux,mais c'est comme cela....Quand les rouleauxà billes du tordeur ne fonctionnent pas, il faut les lubrifier ou si nécessaire les remplacer. On change le tordeur ou on le répare ? Le PQ ferait une grave erreur de rester dans l'immobilisme en espérant que le temps arrangera les choses, que les sondages réagissent capricieusement et que la population va finir par comprendre tout naturellement que le PQ sera le meilleur parti à élire lors de la prochaine élection. Le PQ est en chute libre, le moteur de la lessiveuse commence à grincher. Il faut réagir rapidement et fermement. Ce serait selon nous une grave erreur de dire qu'il faut gouverner d'ici à la prochaine élection sans faire de vagues, parce que les gens ont de l'eau jusqu'au menton avec les changements importants que le gouvernement a apportés dans le présent mandat, dont les nécessaires fusions des municipalités. Au contraire, nous pensons qu'il faut faire des vagues, afin de nettoyer la plage qui en a grandement besoin, même si certains doivent s'étouffer quelque peu. Et si malgré cela le PQ perdait les prochaines élections, au moins il aurait la consolation de dire qu'il est allé jusqu'au bout dans la réalisation des projets qu'il juge importants pour la population. Il faut que le PQ commence dès la prochaine session parlementaire à définir des projets mobilisateurs qui vont rallier les Québécois autour de la nécessité de faire la souveraineté. C'est là la raison d'être du PQ ; il doit vivre selon ses principes. Les Québécoises et les Québécois veulent des changements, proposons leurs des changements. Commençons par en réaliser maintenant. Démontrons que le PQ est le parti qui offre les meilleurs, les plus attrayants, les plus modernes, les plus surprenants, les plus susceptibles de réveiller la fierté des Québécoises et des Québécois et surtout les plus nécessaires changements pour l'avenir du Québec. Le PQ ne doit surtout pas hésiter à démontrer que la souveraineté est le seul moyen de réaliser cet idéal d'un Québec moderne et à l'avant garde, et que là uniquement réside le seul changement fondamental qui assurera au peuple du Québec, de gré ou de force, la richesse auquel il aspire. Démontrons qu'avec un chef de gouvernement qui parle les trois langues parlées par la plupart des futurs adhérents à l'Aléna et qu'avec uneéconomielargement basée sur l'exportation, le Québec est le mieux placé pour représenter directement et efficacement les intérêts des Québécois lors des négociations et plus particulièrement se battre contre l'acceptation du chapitre XI pour le droit qu'il donne aux multinationales de poursuivre les gouvernements qui adoptent des lois contraires à leurs intérêts et d'éliminer l'exception culturelle. Démontrons que la fatigue de la fin du deuxième mandat n'existe pas et que le PQ est dans une forme splendide pour attaquer le premier mandat d'un pays souverain. Il nous faudra beaucoup de courage et autant d'audace. Cela ne se fera qu'en misant sur ce que le Québec peut faire de mieux et non pas sur ce que le fédéral nous autorise. Il faut donner aux revendications québécoises les formes concrètes qui permettront aux citoyens de comprendre et d'apprécier la différence entre une politique faite dans le sens de nos intérêts et un compromis canadien. Il faut mettre de l'avant des solutionsqui feront réaliser clairement et concrètement ce que signifie choisir en fonction de nos priorités ou s'accommoder de ce que nous laisse un gouvernement qui ne tolère nos façons de faire que si elles sont acceptables à une majorité qui nous est étrangère par la langue, la culture et l'organisation sociale. Il faut cesser de se lamenter et prendre les devants, se comporter comme un pays souverain partout où c'est possible. L'analyse du technicien Notre appareil est encore assez bon, il n'est pas nécessaire de le changer. Il est encore capable d'essorer les affronts que nous subissons depuis déjà trop longtemps et de nous rendre tout blanc, symbole de liberté. Mais il faut agirvite, car il n'est pas certain qu'il résistera éternellement. Mais pour débuter, il faut sortir rapidement nos bras du tordeur. L'appareil mérite cependant une nécessaire et sérieuse mise au point et le changement de certaines pièces. Le PQ doit examinerses capacités à agir rapidement afin de se réorienter vers la bonne direction. Quelle est la meilleure solution pour arriver à cette fin ? Un Congrès spécial sur cette seule question ? Un Conseil national spécial ou pas qui aurait les pleins pouvoirs ? Un Conseil national qui se donnerait, par exception, les pleins pouvoirs et qui après une consultation écrite auprès des exécutifs des circonscriptions apporterait les changements nécessaires ? Le président du parti qui se donne les pleins pouvoirs ? Tout est possible. Après tout, n'y a-t-il pas un grand chef d'état qui nous afait comprendre dernièrement que la fin justifie les moyens ? Il n'y a qu'une seule attitude qui n'est pas acceptable : c'est celle de démissionner en se disant qu'on n'est pas capable pour toutes sortes de raisons d'entreprendre le virage nécessaire. ''Pas capable est mort'' comme disait mon grand-père. Il reste au moins une autre session avant la prochaine élection ; il faut qu'elle soit déterminante. Vite à l'œuvre. Et il faut aussi préparer la prochaine élection. Vite, au comptoir des pièces. Le catalogue des pièces Nous proposons une série d'actions qui nous semblent susceptibles d'amener le PQ à faire le virage nécessaire, d'apporter des changements comme le veut la population, de démontrer que le PQ est porteur de ces changements et que le PQ est le parti qui offre la meilleure vision d'un Québec moderne.Il n'est évidemment pas nécessaire d'adopter chacune de ces propositions pour réussir et elles ne sont pas nécessairement reliées entre elles. Il est évident cependant que l'appareil a besoin de beaucoup de changements importants et rapidement pour fonctionner efficacement. Nos membres n'accepteront jamais de se faire dire que la structure nous empêche de réagir rapidement et efficacement. Ces propositions méritent d'être examinées avec des yeux nouveaux, avec une attitude créative et en mettant de coté nos préjugés actuels. Certaines suggestions devraient être réalisées dans le présent mandat, d'autres pourraient s'inscrire dans la plate forme électorale de la prochaine élection, certaines devraient faire partie du projet de société à promouvoir maintenant pour un Québec souverain. Il nous faudratrouver le juste équilibre. Allons, retirons nos bras du tordeur avant qu'il ne soit trop tard, ce qui serait peut-être le début de la fin de notre idéal souverainiste. L'un devientrouge, l'autre devient beige. Il est temps de réagir. ...........

MISSION CAPITALE NATIONALE 1. Définir clairement les avantages pour les résidents de la ville de Québec que leur apportera la souveraineté du Québec. MISSION AFFAIRES PARLEMENTAIRES1. Définir clairement qu'elle sorte de gestion gouvernementale le PQ préconise dans un Québec souverain. 2. Donner plus de pouvoir aux députés en les libérant dans certains cas de l'adhésion à la stricte ligne des partis. 3. Légiférer pour que les élections se tiennent à une période fixe, soit aux cinq ans. 4. Établir rapidement un mode de représentation proportionnellede toutes les expressions politiques. 5. Se donner immédiatement une carte d'électeur accompagnée d'une carte de citoyenneté qui éviteraient le vol d'élections et de référendums. 6. Trouver le moyen de réhabiliter le citoyen Yves Michaud et surtout s'assurer qu'une telle situation ne puisse pas se reproduire avec d'autres citoyens. Conclusion Pour se sortir les bras du tordeur afin d'atteindre son objectif principal qui est celui de la souveraineté du Québec, le Parti Québécois a besoin d'un violent électrochoc qui touchera tant sa structure organisationnelle et les personnes qui l'occupent que le programme que devra défendre l'aile parlementaire à l'Assemblée nationale. S'il refuse ou s'il est incapable de le faire, il sera seul responsable de sa défaite électoraleet du report à une date trèsincertaine la possibilité de réaliser notre idéal souverainiste. Par contre, s'il s'engage dans la voie du changement, s'il devient le parti du changement réel et valable, tout est possible. Mais il ne faudrait pas que la notion de changement soit exprimée uniquementpar un slogan. La réforme doit être réelle, en profondeur et réalisée rapidement. Secrétariat du Parti Québécois de la circonscription de Bertrand. Jean-Marc Lefebvre 4222 Val-Royal Val-Morin J0T 2R0 Téléphone : 450 229-4631 Télécopieur : 450 229-5644 Courriel : jean-marc.lefebvre@citenet.net

------ 22-04-2002:

Texte important à lire: ----------------DEMAIN, QUÉBÉCOIS, SI NOUS LE VOULONS -------------------------------------------------------------------Texte préparé à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et signé par des militants souverainistes à la suite du récent avis de la Cour suprême  Message aux démocrates de tous les pays DEMAIN, QUÉBÉCOIS, SI NOUS LE VOULONS Au Canada, un conflit fondamental nourrit unecrise politique interminable : celui qui oppose deux peuples, dont l'un tire le plus clair de ses origines de la France et l'autre des îles Britanniques. Ce conflit fait du Canada une entreprise de subordination d'un peuple à l'autre. Celle-ci prend sa source dans une défaite militaire au XVIIIe siècle et s'inscrit dans une structure politique qui, depuis l'Union imposée par Londres en 1840 (sur les modèles de l'Union avec l'Écosse de 1707 et avec l'Irlande de 1800), puis le régime de 1867, faussement appelé "Confédération", a donné au Canada anglais lesmoyens d'accroître sa supériorité démographique, d'étendre son territoire et d'additionner de nouvelles provinces, plaçant ainsi le Québec sous tutelle politique, et les Québécois dansun incessant processus de minorisation. Voici peu d'années encore, en 1982, cette subordination est apparue avecforce quand le Canada a imposé au Québec une constitution que ni son Assemblée nationale, ni son peuple n'ont acceptée. Et c'est bien parce que le Canada est une structurede domination qu'un nombre grandissant de Québécois ont résolu d'en sortir. Cette détermination se manifeste plus clairement depuis 1960, sous l'action de plusieurs facteurs propres au Québec et sous l'inspiration exemplaire du vaste mouvement de décolonisation du Tiers Monde -- et plus récemment des peuples de l'Est de l'Europe. Cette aspiration n'a cessé de se répandre dansles coeurs et les esprits et des'exprimer dansles urnes : 24% en 1970, 40% en 1980, 49,4% au référendum du 30 octobre 1995.   La Cour suprême, tribunal national du Canada Ce système de domination n'exclut pas le recours aux menaces, à l'intimidation et à la force. Mais, pour l'essentiel, il s'appuie sur l'écrasante supériorité démographique et la puissance économique du Canada anglais, qui assure à celui-ci l'emprise sur dix des onze parlements, gouvernements et administrations, et lui donne le contrôle des grands moyens de communication et des appareils médiatiques. Dans cette panoplie, une place de choix est occupée par les tribunaux, au sommet desquels trône la Cour suprême du Canada, qui vient tout juste de rendre, à la demande expresse du gouvernement d'Ottawa, un avis juridique que certains cherchent déjà à opposer ànos légitimes aspirations nationales.Cetribunal n'estpas de type fédéral, encore moins de type binational : c'est le tribunal national du Canada (c'est ainsi du reste qu'il se qualifie lui-même). C'est Ottawa seul qui l'a créé en 1875. C'est le premier ministre du Canada qui en choisit seul tous les juges. C'est le parlement fédéral qui en règle seul le mode de fonctionnement. Enfin, c'est Ottawa, avec ses provinces anglophones qui, en 1982, à la faveur d'une nouvelle constitution, imposée unilatéralement au Québec, lui a taillé un rôle de premier plan dans la défense et la promotion de "l'unité canadienne". Et il le fait bien : ce sont ses avis rendus en 1981-1982 niant notre droit de veto qui ont permis au Canada d'adopter une nouvelle constitution malgré le refus du Québec. Un trou noir Dans son désarroi postréférendaire d'octobre 1995,c'esttout naturellement vers ce tribunal que leCanada s'est tourné. Aux questions posées, les juges ont donné les réponses qu'attendait Ottawa : "Non! le droit canadien ne permet pas la proclamation de l'indépendance par le Québec! Non! le droit international ne prévoit pas de cas semblable à celui du Québec,qui n'est pas une colonie au sens classique du terme!" Ces réponses, aussi peu inattendues qu'inacceptables, constituent une triple négation : de notre qualité de peuple, de l'état de subordination organique dans laquelle nous nous trouvons et, plus grave encore, de notre droit à l'autodétermination. En venant conforter les bonnes consciences du Canada anglais, cet avis stimulera contre nous les ardeurs d'Ottawa. Déjà, on s'en donne à coeur joie au gouvernement et dans certains milieux, et c'est à qui maintenant proposera le meilleur moyen de s'ingérerdans nos affaires : jouer sur la formulation dela question? contrôler le dépouillement des votes? exiger une majorité inouïe?... Cet avis est construit pour accroître les difficultés, créer des embûches, briser nos volontés. Certes, ilyaura, au bout de cette nouvelle et difficile course à obstacles, une obligation, pour le Canada anglais, de négocier. Cela n'est pas rien, mais les ténors du fédéralisme s'empresseront d'en amoindrir l'importance, et chercheront même à la contourner. Les politiciens retors et les esprits tordus ont donc encore de beaux jours devant eux. En tout état de cause, la Cour suprême est là, qui n'a pas dit son dernier mot sur ce trou béant qu'elle vient sciemment de creuser, et d'où sortiront bien de nouvelles couleuvres que certains tenteront de nous faire avaler. Puissent nos dirigeants en tenir compte. Le droit d'être Québécois Au risque d'affaiblir son efficacité,une cour de justice doit respecter les apparences -- et plus encore les évidences. Or une chose crève les yeux : la légitimité de notre combat, qui s'appuie sur quatre siècles et qui est porté par un nombre sans cesse grandissant de Québécois. Du reste, un très large consensus existe au Québec sur le droit du peuple québécois à décider lui-même, sans ingérence, de son avenir. Voici qu'une cour qui n'est pas la nôtre, une cour canadienne vient de constater cette évidence québécoise. Nous n'avions pas besoin d'elle pour nous le dire. Mais puisque c'est leur cour et que ce qu'elle dit est capital, disons au Canada et à son gouvernement : "Notre cause est légitime. Cessez alors d'en dénaturer le sens, d'en caricaturer les mobiles, d'en démoniser les chefs: ce sont despatriotes, c'est-à-dire des hommeset desfemmes qui aiment leur patrie et entendent en faire un pays". Et si notre cause est légitime aux yeux mêmes des juges d'Ottawa, vous avez,citoyens et démocrates de tous les pays, notamment vous du Canada anglais, le droit de lui apporter votre soutien et votre amitié. Oui, tout le monde, et au premier chef tous ceux et celles qui, Autochtones installés ici depuis des temps immémoriaux, anglophones de souche ou nouveaux citoyens venus récemment des pays souvent les plus lointains, vivent aujourd'hui parmi nous, et qui ont maintenant l'assurance que plus personne n'a le droit de les menacer de la terrible accusation de "traîtres au Canada", et qu'ils peuvent dès lors, en toute liberté, donner leur adhésion au Québec. Oui, tous ceux et celles qui vivent et votent au Québec savent qu'ils ont le droit d'être Québécois, et de l'être pleinement.   Au cours de cette longue résistance que nous avonstoujours opposée à ceux qui voulaient nous dominer, nous avons appris que rien n'est facile. Les juges d'Ottawa vont maintenant rendre à leurs politiciens le relais que ceux-ci leur ont un moment confié. D'eux, nous n'avons rien à attendre. Ce qui nous viendra, nous viendra de nous-mêmes, de notre détermination, de ce OUI que nous nous donnerons ensemble, le jour où nous le déciderons et selon la manière que nous seuls déciderons, pour enfin sortir de ce système de subordination qui s'appelle le Canada, et hisser le Québec au rang de pays libre et souverain, membre à part entière de l'Organisation des Nations unies. Bientôt, car le temps presse.   Montréal, le 28 août 1998  

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